Fibromyalgie : quand le corps passe de la réaction à l’épuisement (épisode 5)
Un corps qui dispose encore de ressources réagit souvent rapidement. Lorsqu’il s’épuise, les symptômes peuvent devenir plus persistants et s’installer dans la durée.
🎥 Visionnez l’épisode en vidéo ici 👇
Beaucoup de personnes ont déjà vécu ce phénomène.
Au début, le corps réagit fortement. Une fièvre apparaît rapidement. Une inflammation se manifeste. Une réaction aiguë survient puis disparaît.
Et avec le temps, quelque chose change.
Les symptômes reviennent régulièrement. Ils s’installent. Ils deviennent chroniques.
Pourquoi ?
Parce que toutes les fonctions du corps demandent de l’énergie.
Éliminer, drainer, s’adapter ou se réguler sont des processus qui nécessitent des ressources. Et lorsqu’un organisme manque progressivement d’énergie, il ne réagit plus de la même façon.
Il continue à faire ce qu’il peut.
Mais il ne dispose plus des mêmes moyens.
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L’énergie ne dépend pas uniquement de ce que l’on mange
Il existe une idée très répandue selon laquelle il suffirait de manger pour retrouver de l’énergie.
Pourtant, l’expérience montre souvent le contraire.
Qui n’a jamais ressenti une forte fatigue après un repas alors qu’il espérait justement retrouver de l’énergie ?
La digestion est un travail important pour l’organisme.
Et lorsqu’un corps dispose déjà de peu de ressources, il doit faire des choix.
S’il doit consacrer une grande partie de son énergie à digérer, il lui en reste moins pour les autres fonctions physiologiques.
Cette réalité montre qu’il existe une capacité globale d’adaptation et de fonctionnement du corps.
Peu importe le nom qu’on lui donne : vitalité, ressources ou capacité d’adaptation.
L’important est de comprendre son rôle.
Un corps plein de ressources réagit différemment
On observe souvent cette différence dans la vie quotidienne.
Un jeune enfant peut développer rapidement une forte fièvre, puis retrouver son équilibre en peu de temps.
À l’inverse, une personne plus âgée réagira souvent de manière moins intense, mais sur une période plus longue.
L’intensité d’une réaction n’est donc pas toujours le problème.
Bien souvent, une réaction rapide et puissante montre simplement que le corps dispose encore de ressources pour s’adapter.
Une fièvre importante, un écoulement ou une réaction aiguë peuvent être vus comme des tentatives d’élimination.
Ce qui devient plus préoccupant, c’est lorsque le corps réagit de moins en moins.
Car l’absence de réaction n’est pas forcément synonyme d’équilibre.
Quand le corps compense en silence
Certaines personnes semblent traverser les années sans jamais réagir.
Très peu de symptômes.
Très peu de maladies aiguës.
Très peu de signaux visibles.
Et pourtant, cela ne signifie pas toujours que tout va bien.
Parfois, cela signifie simplement que le corps compense depuis longtemps.
Il continue à s’adapter.
Il continue à fonctionner.
Mais il le fait en utilisant progressivement ses ressources.
Puis arrive un moment où ces capacités deviennent insuffisantes.
Et c’est souvent à ce moment-là que des problèmes plus profonds commencent à apparaître.
Trois grandes façons pour le corps de réagir
Lorsqu’il dispose encore de suffisamment de ressources, le corps réagit rapidement.
C’est ce que l’on retrouve dans les réactions aiguës : fièvre, écoulements ou manifestations rapides qui cherchent à évacuer vers l’extérieur.
Lorsque les ressources diminuent, le corps entre davantage dans une logique chronique.
Les symptômes reviennent régulièrement. Le corps continue à gérer, mais il n’arrive plus à résoudre complètement la situation.
Puis, lorsque les ressources deviennent encore plus limitées, il dispose de moins en moins de moyens pour réagir.
Les capacités diminuent progressivement et le corps fonctionne davantage dans une logique de survie.
L’idée importante n’est pas de retenir des catégories, mais de comprendre que le corps adapte constamment sa stratégie en fonction des ressources dont il dispose.
Le symptôme n’est pas toujours le problème
Aujourd’hui, l’attention se porte souvent uniquement sur le symptôme.
Pourtant, le symptôme peut parfois représenter une tentative du corps pour gérer une situation qu’il ne parvient plus à résoudre autrement.
Prenons l’exemple d’une réaction au niveau de la peau.
Dans cette logique, le corps peut utiliser cette voie pour tenter d’évacuer certaines surcharges.
Si l’on se concentre uniquement sur la disparition du symptôme sans chercher à comprendre pourquoi le corps l’a mis en place, la logique de fond peut continuer à évoluer.
Et avec le temps, les difficultés peuvent devenir plus profondes ou plus complexes.
C’est pour cette raison qu’il est important de s’intéresser non seulement au signal, mais aussi à ce qui pousse le corps à produire ce signal.
Deux grands facteurs qui épuisent les ressources
Lorsque les ressources diminuent progressivement, cela ne dépend généralement pas d’une seule cause.
Mais certains facteurs reviennent très souvent.
Le premier concerne le mental : stress permanent, surcharge mentale, inquiétudes ou ruminations.
Le second concerne la digestion : repas trop fréquents, trop copieux ou trop difficiles à gérer pour un organisme déjà fatigué.
Ces deux éléments demandent énormément d’énergie au corps.
Et lorsqu’ils deviennent excessifs, ils peuvent progressivement réduire les ressources disponibles pour les autres fonctions physiologiques.
Le corps continue alors à faire ce qu’il peut.
Mais il dispose de moins en moins de moyens pour s’adapter, éliminer et se réguler correctement.
Comprendre les grands équilibres du corps
La vitalité joue un rôle essentiel dans la capacité du corps à fonctionner correctement.
Mais elle ne dépend pas uniquement de l’alimentation ou d’un élément isolé.
Le corps repose sur plusieurs grands équilibres qui interagissent en permanence.
Et lorsqu’un de ces équilibres se désorganise, c’est tout le terrain qui peut progressivement être affecté.
Dans la prochaine vidéo, nous verrons justement les grands axes qui influencent réellement cet équilibre global.
Vous découvrirez :
- ce qui influence la vitalité au quotidien,
- pourquoi certaines personnes s’épuisent plus rapidement que d’autres,
- les principaux facteurs qui désorganisent le terrain,
- et les grands équilibres qui soutiennent le fonctionnement du corps.
Cliquez ici pour accéder à la prochaine vidéo.